Découverte de Marville

Que l'on vienne de Longuyon ou de Montmédy, on distingue de très loin, Marville situé sur son éperon rocheux. Les curieux, ou les initiés, pénètrent dans Marville en quittant la route principale. Au fur et à mesure que l'on avance dans ce village de 560 habitants, aujourd'hui, on comprend mieux pourquoi Marville fut la deuxième ville du Luxembourg au XVIème siècle. De riches demeures de l'époque renaissance bordent les rues qui guident le visiteur vers l'église saint-Nicolas, splendeur gothique du XIIIème siècle. La deuxième "lecture" de Marville, la plus intime peut-être, s'effectue en entrant à l'intérieur même des maisons. Celles-ci sont toutes le témoin d'une époque bien sûr révolue, où les seigneurs, les ecclésiastiques et aussi les riches marchands venaient s'abriter des guerres dans cette ville franche. Les façades sont ostentatoires, les greniers sont vastes pour y stocker les marchandises et les caves à plusieurs niveaux peuvent peut-être encore dévoiler leur charme.

Autre témoin du riche passé, le cimetière saint-Hilaire, avec l'église primitive de Marville et ses tombes aux stèles séculaires, est accessible par un cheminement escarpé et bordé de marronniers.

Visite en photos

Détail entrée 3, Rue du tripot

Les maisons remarquables

Cette maison date du XVIe siècle, sa large façade très structurée fut reconstruite dans la deuxième partie du XVIIIe siècle.

Cette maison, le Manoir des Courtines, était à l'origine vraisemblablement une maison simple construite sur les remparts de Marville.

Quand le comte de Bar construit un château sur l’éperon qui verra naître Marville, le prieur, qui administre pour l’abbaye de Rebais le domaine de Saint-Hilaire, s’installe à l’abri des murailles.

L’actuel presbytère est un bâtiment en grande partie reconstruit au XVIIIe siècle

Maison de négociant, construite à la fin du XVIe ou au début du XVIIe siècle

L’abbaye cistercienne d’Orval, jadis dans le diocèse de Trèves et comté de Chiny, se trouve actuellement comprise dans le Luxembourg belge, diocèse de Namur, à quelques pas de la frontière française et une trentaine de kilomètres de Marville.

Élévation sur la Grande Place de deux maisons dont les façades jumelles ont été refaites au XVIIIe siècle et portent la date de 1781, au milieu du dernier niveau.

Construit sans doute à la fin de l’époque gothique et repris au milieu du XVIe siècle pour Nicolas de La Fontaine, lieutenant prévôt de Marville pour le Barrois, seigneur de Choppey et de Pouilly en partie, ce bel immeuble est un des rares de Marville qui nous soit conservé dans son intégralité...

Le nom de cette demeure vient-il de Jean Michel, dit « le capitaine Marville », anobli en 1593 par le duc Charles III de Lorraine, ou de la famille Michel qui avait des possessions à Marville au XVIIIe siècle ?

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L'étude systématique des caves de Marville par la DRAC de Lorraine

L'étude systématique des caves de la Grande place de Marville, par la DRAC de Lorraine, éclaire d'un jour nouveau notre connaissance de l'architecture civile mais aussi de l'urbanisme de cette petite ville.

Aménagées sous le corps de logis, les caves offrent parfois deux voire trois niveaux superposés, fait exceptionnel en Lorraine. En outre, on les rencontre aussi, contre toute attente, sous la chaussée, où elles abritaient les légumes.

Soigneusement construites, le plus souvent en pierre de taille, elles sont couvertes de croisées d'ogives pour les plus anciennes (XVe-XVIe siècles), de berceaux en plein cintre, ou surbaissés, enfin de plafonds de bois sur poteau(x). La plupart d'entre elles sont pourvues d'aménagements tels que niches, placards mais parfois aussi de cheminées, puits et même fours à pain, déjà rencontrés à Saint-Mihiel.

Une étude attentive des accès, de formes diverses (escaliers droits, tournants ou en vis) et des reprises dans la maçonnerie révèle le plus souvent une évolution complexe : agrandissements successifs, regroupements de caves, modifications des accès.

Voir également l'étude en images sur le site de la DRAC Lorraine.

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